o
Connectez vous o
Faites vous connaître o
Diffusez le site : non-a-la-carriere-de-saulnieres-28.info dossier de communication et news en ligne SAULNIERES: PRESERVATION ET VALORISATION DU
CADRE DE VIE
2 rue de la Ferme 28500 Saulnières ( 02 37 43 60 52 E-mail : saulnieresvalori@aol.com

SPVCV
Monsieur
le Préfet
Préfecture
d’Eure et Loir
Place
de la République
Saulnières le 18 janvier 2005 28000 CHARTRES
Monsieur le Préfet,
Les éléments communiqués par
les différents participants, lors de la réunion que vous avez organisé le 10
décembre 2004, ont retenu toute notre attention.
Les représentants de la
société GSM, ont exposé leur projet en ayant surtout référence à l’étude
d’impact communiquée lors de l’enquête publique, concernant les questions plus
précises sur des points particuliers, ils n’ont pas répondu, ou fait référence
à l’étude d’impact (délais de remise en agriculture de l’ancienne
carrière ? Délais pour terminer l’extraction prévue dans l’ancienne
carrière ?…)
Les services techniques
présents ont eux aussi utilisé le dossier d’enquête publique pour formuler leur
réponse.
Nous n’avons donc pas obtenu
plus d’informations concernant les points évoqués, dont certainement le plus
important : l’EAU
Pourquoi autoriser ce projet
rejeté par Monsieur le Préfet en septembre 1999 ?
Le niveau du toit de la
craie n’a pas été déterminé, dans ce dossier, avec exactitude, pourquoi ?
Nous avons donc continué à
travailler sur ce dossier, nous vous communiquons en pièce jointe le résultat
de ce travail.
Nous vous prions d’accepter,
Monsieur le Préfet, l’expression de nos plus respectueuses salutations.
Le président
Michel Baton
Copie : Monsieur le
Président de la CAdD
SPVCV le 18 janvier 2005,
étude sur le dossier d’enquête publique, projet de carrière à Saulnières.
Le projet se situe sur une
zone géologique remarquable, il se situe au confluent de deux vallées, la
vallée de la Blaise, et le Ravin (vallée sèche) dit de Morvilette.
Le Ravin est une continuité
de la vallée du Ménillet, au sud de Saulnières et à l’ouest de Marville les
Bois.
Il s’agit d’un bief à silex,
accumulation à large dominante de silex, 83% de sables et silex, 17% en moyenne
d’argile, qui est donc bien plus perméable qu’une argile. Cette accumulation de
silex sur des épaisseurs importantes, s’est effectuée sur le versant des
vallées (sèches ou non) lors des alternances
gel-dégel du quaternaire sur la craie mise au préalable à nu pendant l’ère
tertiaire (il y a 65 millions d’années) Il s’agit d’une formation très
perturbée qui protége la craie sous jacente et la nappe d’eau.
En vallée, ces silex
constituent les alluvions qui sont depuis longtemps l’objet de convoitise des
carriers dans le pays Drouais. De nombreuses demandes de carriers ont été
rejetées, à Saint Ange, Fontaine les Ribouts, Tréon, Vernouillet et Saulnières,
même dans un passé plus récent par les autorités départementales (DDE, DDASS)
et régionales (DRIRE) qui ont toujours considéré qu’il fallait impérativement
garder cette protection naturelle formée par les sables, silex et alluvions
plaqués sur la craie.
Les effondrements se sont
multipliés aux abords de la Blaise. Ceci est particulièrement visible au sud de
Saulnières : deux gouffres, ayant ensuite servi de pièges à sable (sable à
lapin)
A Blévy, St ange, Fontaine
les Ribouts, Saulnières, Aunay sous Crécy, Tréon, Garnay, Vernouillet, Dreux,
on retrouve ces effondrements ou dolines qui ouvrent encore plus les relations
entre les eaux de surface et la nappe phréatique.
Le responsable du projet
reconnaît la qualité de ce gisement, moins de 20% d’argile, ce qui
malheureusement en fait un filtre, de protection de la nappe d’eau, de très
mauvaise qualité.
Le projet prévoit de
diminuer l’épaisseur de ce filtre en effectuant une extraction jusqu’à la côte
NGF 111 !
Les eaux de surface sont
présentes ( ref : axe d’écoulement des eaux) à la côte NGF 125,3 ferme
de Lachet, à la côte NGF 117,3 la Bellassière.
D’autre part, il est
confirmé sur le dossier, par l’expert en hydrogéologie que la nappe de la craie
est en liaison permanente avec la nappe d’argile, que les piézomètres installés
mesurent une différence de niveau de quelques millimètres.
Par contre, il n’y a aucune
étude de traçage des eaux, principe qui consiste à mettre en évidence par des colorants les eaux
absorbées qui ressortent plus loin dans la rivière.
Ces contrôles par traçages
ont été effectués dans la région : les captages actuels de Vernouillet.
L’étude est incomplète, le
risque, important, de permettre la dégradation de la ressource en eaux de tous
les captages en aval de la carrière peut-il être pris ?
En reprenant les éléments de
ce dossier, concernant les données sur les relevés de niveau d’eau des puits,
forages et sondages effectués par le responsable du projet, il est constaté que
les niveaux d’eau sont pratiquement parallèles, à faible profondeur, aux
niveaux du sol.
L’étude d’impact ne
communique aucune information sur les relevés des sondages effectués au centre
des parcelles Le Montoir Rouge, Gauville.
Au vu de ces éléments, nous
comprenons pourquoi le projet ne recherche pas le niveau du toit de la craie,
la profondeur où se trouve l’eau (la nappe phréatique) est connue.
8 à 15 mètres axe du CD 104 2 à
3 mètres axe CR 42 et 41
2 à 10 mètres axe le Ravin 5
à 9 mètres axe Lachet, Bellassière
Pièces jointes : relevés et graphiques
La quasi-totalité de l’extraction
est donc prévue en eau, laissant la porte ouverte à toutes les pollutions
de la nappe phréatique.
Ce projet, prévoit le rendu
à la culture après extraction, en lissant les courbes de niveaux, en effectuant
des remblais perméables, il supprime et modifie définitivement une grande
partie du filtre naturel ! Il augmente la vulnérabilité de la nappe
face aux actions anthropiques.
Cette région est karstique,
c’est-à-dire que le sous-sol est un gruyère. Il existe dans la vallée de la
Blaise de nombreuses résurgences, des engouffrements existent et sont en
relation avec ces sources.
Les pollutions envisageables
sont multiples, environnementales, accidentelles…
Les pollutions possibles,
connues sont graves !
Qualité des rejets :
Si la turbidité est
importante, les engouffrements potentiels peuvent condamner provisoirement la
distribution de l’eau.
Si les volumes d’eau rejetés
sont importants, ils ouvrent les engouffrements potentiels, les rejets sont
directement déversés dans la nappe.
Quelle preuve que les
floculants rejetés ne présentent pas de risques pour la consommation, suite aux
engouffrements potentiels ?
Quelle concentration faut-il
pour qu’il n’y ai pas de risques pour la consommation ?
Si la concentration est
dépassée, comment le savoir ? GSM met-il en place des analyses ? A
quelle fréquence ? Quelles sont les mesures, avec les services concernés,
à prendre ?
Qui est responsable en cas
d’incident majeur ?
Conclusions :
On le voit, il y a beaucoup
d’incertitudes, les études complémentaires, sérieuses, manquent. Ces points
auraient du être relevés par les services compétents.
On nous endort avec des
références bibliographiques intéressantes de thèse, de maître de conférence,
mais le problème est ailleurs : Le respect de la santé publique.
Pièces jointes :
Extrait de la carte
géologique feuille 126 BRGM, schéma structural et épaisseur de la formation
résiduelle à silex. Extrait de la carte géomorphologique région Dreux.